Etude IFOP-le-plaisir-féminin : les françaises et la masturbation

Pourquoi  une étude avec l’IFOP sur les françaises et la masturbation?

-parce que les françaises et la masturbation, c’est toute une histoire, dans ce pays de tradition chrétienne et « fille aînée » de l’église catholique

-parce que la masturbation, c’est le moyen le plus sûr pour les femmes d’arriver à l’orgasme !

-parce que la masturbation a des vertus « pédagogiques » d’initiation pour découvrir et améliorer sa propre sexualité, y compris dans une relation à deux et hétérosexuelle.

-parce que nous voulons être utiles et faire progresser le plaisir féminin, y compris dans le couple.

Que nous apprend cette étude IFOP-Le-plaisir-féminin?

Plaisir solitaire = plaisir féminin ?

Longtemps réticentes à avouer cette forme de plaisir solitaire (Béjin, 1993), les Françaises sont de plus en plus nombreuses à admettre s’être déjà masturbées au cours de leur vie : 74% en 2017, contre 60% en 2006 (CSF), 42% en 1992 (ACSF) et à peine 19% en 1970 (Rapport Simon). Toutefois, l’onanisme reste moins courant chez les Françaises que chez leurs voisines européennes ou américaines, en particulier celles vivant dans des pays de culture germanique (91% au Pays-Bas, 82% en Allemagne) ou anglo-saxonne (81% aux Etats-Unis, 83% au Canada, 78% au Royaume-Uni). Il n’y a que chez les Italiennes – imprégnées aussi de culture latine et catholique – que l’autoérotisme semble moins répandu (67%) qu’en France (74%).

Alors qu’on observait pendant longtemps un écart très net entre les sexes, les comportements des femmes en la matière tendent ainsi à se rapprocher de ceux des hommes. Toutefois, si l’expérience est de moins en moins genrée, la fréquence de la pratique reste beaucoup plus forte dans la gent masculine que féminine : 50% des hommes se masturbent au moins une fois par semaine, contre à peine 14% des femmes.

Plaisir solitaire = plaisir de célibataire ?

Contrairement aux idées reçues, l’onanisme au féminin n’est pas l’apanage des femmes célibataires en mal de partenaires… Les Françaises actuellement en couple (13%) sont presque aussi nombreuses que les célibataires (15%) à se caresser au moins une fois par semaine, en particulier celles en couple depuis moins d’un an (23%) et/ou celles ne vivant pas sous le même toit que leur conjoint (17%). Et quelle

que soit sa fréquence, l’auto-érotisme apparaît comme un phénomène s’inscrivant aussi dans un cadre conjugal : plus d’un quart des femmes en couple se masturbent au moins une fois par mois (28%, contre 38% des célibataires) et plus d’un tiers au moins une fois tous les trois mois (36%, contre 50% des célibataires).

Plaisir solitaire = plaisir tabou ?

Percevant la masturbation comme une pratique assez peu valorisante renvoyant notamment une image de solitude, les Françaises manifestent toujours une grande réticence à déclarer ce type d’activité à leurs connaissances : moins d’une sur dix en ont parlé à leurs fréquentations (6%), à un membre de leur famille (6%) ou du corps médical (6%). De même, à peine 20% des femmes en ont déjà parlé à leurs amies proches, contre 46% qui n’ont pas osé et 34% qui n’en ont pas eu l’occasion. En revanche, la masturbation semble de moins en moins taboue dans le couple : une majorité des femmes (55%) ont déjà avoué à leur partenaire qu’elles s’étaient déjà masturbées, contre 22% qui n’ont pas osé et 23% qui n’en ont pas eu l’occasion.

Plaisir solitaire = plaisir manuel ?

Chez les femmes, la masturbation reste une pratique manuelle pour la grande majorité d’entre elles : les deux tiers des femmes s’étant masturbées au cours des 12 derniers mois l’ont fait manuellement, contre seulement 36% qui ont eu recours à un sextoy. Et lors de leur dernière séance de masturbation, 85% d’entre elles l’ont fait manuellement.

De manière générale, les femmes parviennent beaucoup plus facilement à atteindre l’orgasme via l’autostimulation que lorsqu’elles ont un rapport avec un partenaire : 46% y parviennent plus aisément, contre 22% qui y parviennent moins facilement et 28% qui déclarent qu’il n’y pas de différences.

Vous pouvez retrouver l’étude dans son intégralité en cliquant sur ce lien

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